13. L'Église et la paroisse

13.1-Les oratoires

13.2-L’église Saint-Martin

13.3-Les prêtres

13.4-Le monument aux morts

13.5 L’ancienne église et les chapelles

13.6 La vierge de Manissart

 

13.1     Les oratoires (haut de page)

         Une étude de Monsieur Jean-Noël MARISSAL d’HAUTMONT décrit avec précision les trois oratoires que compte la commune:

a)Jésus et Notre Dame de Miséricorde. 1742.
C’est le plus facile à découvrir. Il est en effet placé au centre du village, au bord du CD107, face à la rue Haute. C’est un édifice massif: il possède deux éléments fort intéressants : d’abord ses trois consoles, dont le seul autre exemple connu se trouve sur la « chapelle Roty » à Berlaimont, et surtout sa grille qui est magnifique. L’artisan, on peut même dire l’artiste, a travaillé le fer forgé d’une très belle manière, faisant apparaître dans la partie haute, un rappel de la dédicace.

oratoire1

Sur la grille   
I          H         S         (Jésus Hominum Salvator  


N        D         D      M      Jésus sauveur des Hommes)
              

Sur l’oratoire

Notre Dame   de
Miséricorde priez
pour nous    1742

 

b)Notre Dame de Bonsecours. 1826.
Il est érigé dans un hameau situé assez loin du centre du village, le Trieu Audin. Il a subi plusieurs réparations puisque le fût est refait en moellons et que quelques briques forment le dos de la construction. L’environnement est très fleuri, ce qui prouve qu’il reste en dévotion. Une plaque de marbre rappelle que l’on a fêté son centenaire, lors d’une procession ou d’un pèlerinage par exemple.

 
oratoire2
Notre Dame de Bonsecours priez
pour nous       RAMJ           1826
Sur une plaque de marbre ajoutée, on peut lire :
souvenir
anniversaire
1826-1926

 

c)Sainte Vierge. 1921
Ce dernier monument se trouve chez Madame LIENARD, 15, rue Haute. Il a été implanté à côté de la maison, lors de sa construction en 1921 (la date est inscrite sur le mur de la grange). Le fût est en briques, tandis que la niche est en pierre. Elle a la forme d’un dais, comme celle de Clairfayts. Madame LIENARD se souvient qu’une banderole à la gloire de La Vierge, était tendue le long de la grille bordant le perron, devant l’habitation, lors des processions annuelles. Seules des initiales ont été gravées dans la pierre : les premières sont celles des anciens propriétaires F(FAUVIAU) et C(CAILLAU), les autres sont restées mystérieuses.

 

 

F          /            C


S         +            D

 

13.2  L’église Saint-Martin (haut de page)

L’église actuelle a été construite de 1852 à 1855 (décision prise le 6 Mai 1852 et réception des travaux le 3 Décembre 1855 par M. FIEVET, Architecte à AVESNES et par l’Abbé BOITIAUX). Les travaux ont été exécutés par M. DELHAYE de FEIGNIES et M. MARCHIPONT de LA LONGUEVILLE, entrepreneurs pour un montant de 20000 francs.
Cette nouvelle église n’a pas été reconstruite à la place de l’ancienne, tombée en ruines, qui avait été érigée à l’emplacement de l’actuel cimetière, le choeur était tourné au Nord alors que l’église d’aujourd’hui a le choeur à l’Est et l’entrée à l’Ouest.
Les matériaux de l’ancienne église ont servi à la construction de la nouvelle mais il reste, dans le mur d’une maison rue de l’église, deux pierres particulières, sculptées d’un visage humain.
Il s’agirait, d’après un expert de la DRAC, de corbeaux en pierre bleue qu’on trouvait dans les églises romanes. Ceux-ci faisaient saillie à l’intérieur de la nef et recevaient une poutre.
Une grille en fer forgé (aujourd’hui disparue) a été placée devant l’église, pour délimiter la place de l’église, en 1858 par J.Hubert PARADIS, Maréchal ferrant.  
Quant aux boiseries, retable, gradins, consoles, lutrin: les travaux de rénovation ont été confiés, en 1881, à M. VAN ERKEL, sculpteur à BERGESHOUT les ANVERS.
La cloche avait dû être refondue en 1826 car elle était fêlée. C’est J.Baptiste DROUOT, fondeur à HACOURT (Haute Marne) qui effectua les travaux approuvés le 26 Janvier 1829 par le roi CHARLES.

            Cette église Saint-Martin a été rénovée en 1996 puis en 2003.

13.3  Les prêtres (haut de page)

La paroisse fait partie du diocèse de CAMBRAI

Curés de Vieux-Mesnil et d’Hargnies
ROULIER J.               1682-1702                 BAUDE J.C.            1702-1730
HANNE M.                1730-1731                 RAVAUX L.              1731-1738
MOUSTIER J.            1738-1754                 De HOLUN J.           1754-1762
DRUART P.               1762-1768                 BRASSEUR C.         1769-1791
Brasseur fût déporté pour refus de serment            VAUQUIER     1792
Curés de Boussières desservant Vieux-Mesnil
GERARD A.              1803-1807                 DELATTRE                 1808-1813
LIBERT                     1813- 1823               MUSIN                        1824-1832
MUSIN est né à Bavay en 1801 et décédé à Cambrai en 1882
LOCQUET                 1833-1839                 ROUSSEAU                1839-1840
TAVAUX                    1840                         BLANCHART               1840-1846
C’est pendant le ministère de l’abbé BLANCHART qu’est créé le pensionnat d’Hargnies
Curés de Vieux-Mesnil desservant Boussières
TONNELLE               1846-1847                 BOITTIAUX                1843-1857
VALET                      1858-1869                 LALLEMANT             1869-1877
DUPAS                     1877-1881
C’est cet abbé qui aida les sœurs de la Sainte Union du pensionnat d’Hargnies et prêta l’harmonium de Vieux-Mesnil pour organiser la cérémonie de consécration de leur première chapelle en 1880.
DUCATEAU              1881-1889                 CLAISSE                    1889-1894
LECLERCQ               1894-1898                SUEUR                       1898-1902
LENGLAIN                1902-1908
C’est pendant son ministère que les sœurs de la Sainte Union du sacré cœur de Jésus et Marie, en août 1907, prirent le chemin de l’exil (loi de 1905) vers Aulnois-Quévy en Belgique.
LALOUX                   1908-1913                 DELSART                   1913-1922
PRUVOST                1922-1923                 PIETERSOONE           1923-1926
DEBAENE                1926-1927

Curés de Vieux-Mesnil desservant Hargnies
MOULARD                1927-1933                 DERRUDER              1933
PARINGAUX             FOURLEIGNIE
Prêtres non résidents dans la commune
            LEAUTE                                                         D’HENDECOURT                                          DELBOUILLE            GRIFFON                              BOUTTEAU
MAURAGE

Il est à signaler que deux prêtres sont nés à Vieux-Mesnil.
L’abbé COUTURE né en 1745, curé de Damousies en 1802. Il mourut en 1829.
L’abbé LEROY Théophile né en 1757, curé de Salesches en 1802. Il mourut en 1822.

13.4    Le monument aux morts (haut de page)

           
Par délibération en date du 20 mai 1920, le conseil municipal a décidé l'érection d'un monument à la mémoire des enfants de la commune tués lors de la guerre 14-18. Le Président Alexandre Millerand accepta la demande le 8 février 1921. D'un montant de 4000 francs, le monument fut payé pour moitié par la commune et pour moitié par une souscription. Monsieur Bavay-Lixon, artisan à Pont sur Sambre le réalisa en pierre de granit de Soignies. Il était érigé sur une base carrée de 1.70m de côté et s'élevait à 4m.

13.5            L’ancienne église et les chapelles                      
Vieux-Mesnil formait déjà en 1186 une paroisse avec Manissart et Hargnies.
L’église dépendait de l’abbaye d’Hautmont et une partie de la dîme était reversée à l’abbaye de Liessies. Elle produisait, en 1397, 48 sous l’an.
En 1791 Vieux-Mesnil dépendait de la paroisse de Boussières.
En 1846 ce sera l’inverse, Boussières dépendra de Vieux-Mesnil.

Quatre chapelles se trouvaient sur le territoire du village.
La chapelle de la Vierge Marie qui au XVIII eme siècle était contigüe à la cure et avait charge d’une messe par semaine,
La chapelle du château,
La chapelle de Mutonis ou Moutoun,
La chapelle de Sainte Catherine de Onzies.

13.6     La Vierge de Manissart

La statue de la Vierge porte l'inscription "En remerciement à Notre Dame  1939-1945".
Ce monument a été érigé place de Manissart, par souscription dans le village, pour remercier la Vierge d’avoir épargné celui-ci pendant le conflit de 1940 à 1944 et surtout lors de la chute d’un bombardier le 11 avril 1944. La chute de cet avion ne fit aucun dégât aux maisons et personne de fut blessé. Mme Pierrart-Lemire offrit le terrain. La VIERGE fut inaugurée en 1952, en présence de la population, du conseil municipal, par l’abbé PARINGAUX.

     

Mise à jour effectuée au 30 mai 2011